Mercredi dernier, le prix de l’essence a bondi de 15 à 20 cents le litre, passant de 1,38 $ à près de 1,57 $ dans certains quartiers de Limoilou et de Charlesbourg. Des files de voitures se sont rapidement formées devant les stations-service et les réservoirs ont été vidés en quelques heures. Cette ruée vers les pompes est la conséquence directe d’un conflit qui se déroule à 10 000 kilomètres de chez nous.
Ormuz : le verrou énergétique de la planète
Depuis le début des hostilités impliquant l’Iran, le marché mondial du pétrole est sens dessus dessous. Le détroit d’Ormuz, un passage maritime étroit par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial, est au cœur du problème. Le trafic y est pratiquement à l’arrêt, ce qui a fait bondir le prix du pétrole Brent de plus de 13 % en une seule journée de transactions. Le diesel a grimpé encore plus vite, atteignant des niveaux qu’on n’avait plus vus depuis 2023.
Du baril au panier d’épicerie
Les effets ne s’arrêtent pas à la pompe. L’Association du camionnage du Québec prévient que la hausse du diesel se répercutera rapidement sur le prix du transport, puis sur celui des aliments à l’épicerie. Pour nos entreprises de la Capitale-Nationale, […]
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Chronique de Frédérik Boisvert, président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.