L’IA changera la valeur du travail

Dans les entreprises que je visite régulièrement, une question revient de plus en plus souvent. Qu’est-ce que l’intelligence artificielle va faire de mon métier, de mon entreprise, de mes employés dans un contexte de compétition mondiale ? L’inquiétude est légitime et mérite mieux qu’un slogan.

Le débat oppose deux camps, ceux qui annoncent la disparition du travail et ceux qui promettent un progrès sans douleur. Ce que décrivent plusieurs bâtisseurs est plus nuancé. Jeff Bezos croit que l’IA pourrait provoquer une rareté de main-d’œuvre plutôt qu’un chômage de masse. En accélérant l’invention, elle multiplierait les projets et les entreprises à lancer, et donc le besoin de gens pour les porter.

Son entreprise Prometheus illustre où va cette vague. Plutôt qu’un autre robot conversationnel, elle conçoit des outils d’IA pour les ingénieurs et les manufacturiers, entraînés non pas sur le contenu d’Internet, mais sur des données industrielles rares comme des spécifications techniques et des données de fabrication. Le but est d’accélérer le passage de l’idée au prototype, puis à la production. Valorisée à 41 milliards de dollars américains []

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Chronique de Frédérik Boisvert, président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

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