Devenir prospères grâce à l’intelligence artificielle

Chaque grande révolution technologique commence par inquiéter avant de devenir évidente.

Dans les années 1920, l’automobile, la radio et l’électricité bouleversaient les habitudes, désorganisaient des métiers entiers et soulevaient les mêmes craintes que celles qu’inspire aujourd’hui l’intelligence artificielle.

Un siècle plus tard, ces technologies ne sont plus perçues comme des menaces, mais comme les fondations de notre prospérité.

Quand les métiers se réinventent

À l’époque, l’électricité n’a pas seulement allumé les maisons. Elle a transformé les usines, les villes et surtout les métiers.

Le forgeron de village a vu son enclume remplacée par des ateliers mécanisés, mais ses compétences manuelles ont nourri une nouvelle génération de mécaniciens et de soudeurs.

L’allumeur de réverbères a disparu, mais des milliers d’électriciens ont émergé en l’espace d’une décennie au Canada, un métier qui n’existait pratiquement pas auparavant.

Le palefrenier a cédé la place au pompiste, le maréchal-ferrant au garagiste, le télégraphiste à l’opérateur radio.

Aucun de ces métiers n’a disparu sans qu’un autre, souvent mieux rémunéré et plus qualifié, ne prenne sa place.[]

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Chronique de Frédérik Boisvert, président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

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