Le Port de Québec, le prochain test d’Ottawa

Les crises des dernières années, la pandémie, les ruptures logistiques, la guerre commerciale avec Washington, nous ont rappelé une vérité que les grandes puissances économiques n’ont jamais oubliée. Les ports sont des infrastructures de souveraineté. Les nations qui investissent dans leurs artères maritimes sont celles qui maîtrisent leurs chaînes d’approvisionnement. Les autres subissent.

Un actif stratégique de première importance

Le Port de Québec est au cœur de cet enjeu. Quatrième port en importance au Canada en revenus d’exploitation, il manutentionne en moyenne 27 millions de tonnes par année, génère deux milliards de dollars en retombées économiques annuelles et soutient 12 000 emplois directs et indirects. Ses activités touchent plus de 40 pays et traversent les secteurs névralgiques de l’économie québécoise, soit l’agroalimentaire, les mines, les métaux, l’énergie, la construction et la sidérurgie. Ce n’est pas un dossier local. C’est un dossier national.

Pourtant, cet actif stratégique s’effrite. Près de 43 % des quais commerciaux sont encore en bois, 36 % sont centenaires et certains datent littéralement de 1880. Les restrictions de charge se multiplient, les fermetures partielles s’accumulent []

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Chronique de Frédérik Boisvert, président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec.

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